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Rencontre avec Bérangère Vantusso

Marionnettiste et metteur en scène, Bérangère Vantusso a mis en scène la pièce Les Aveugles du dramaturge belge Maurice Maeterlinck. A découvrir sur la scène du Théâtre des Quatre Saisons mercredi 19 novembre à 20h45 dans le cadre du festival Novart.
Yves Kafka l'a rencontrée pour nous le 7 novembre dernier. Avant de découvrir leur entretien, nous vous proposons d'écouter la marionnettiste, invitée de l'émission "La Vignette", présentée par Aude Lavigne sur France Culture (podcast de l'émission du 18 sept. 2013).

 

Extraits choisis de l'entretien avec Yves Kafka...

Bérangère Vantusso : Si la mort est présente dans « Kant », c’est surtout selon moi la question de Dieu, centrale aussi dans « Les Aveugles », qui est omniprésente. Pour moi, c’est une pièce sur la déréliction : si nous n’avons plus de guide, s’il n’y a plus de Dieu, alors qui sommes-nous, comment vivons nous les uns avec les autres et comment on s’appréhende soi-même en tant qu’humain si on évacue la figure de Dieu.

Dans « Les Aveugles », le fait qu’on commence avec la mort du prêtre, fait que ce groupe d’humains se retrouve seul, abandonné par le guide. Que peut-il alors se passer ? Qu’est-ce que cela va révéler de chacun et d’eux-mêmes ensemble ?

 

Y.K : Votre choix semble vous porter irrésistiblement - Cf. encore « La chute de la maison Usher » que vous venez de citer - vers des textes littéraires aux écritures de qualité…

Bérangère Vantusso : Oui je suis attirée par ces textes-là avec cependant la contrainte des marionnettes hyperréalistes avec lesquelles je travaille et qui fait que des choix esthétiques préexistent au choix des textes. Mes choix de textes sont orientés par ces personnages. Ce que je recherche donc, ce sont des textes qui vont pouvoir acquérir une autre dimension en étant mis en scène avec ces marionnettes. Ce qui fait que certains textes, très beaux pourtant, ne peuvent se prêter à être montés avec ces figures hyperréalistes.

Dans « Les Aveugles », la question du mouvement et de l’immobilité m’intéressait beaucoup. La situation, douze vieillards aveugles perdus dans la forêt, rendait centrale la question du mouvement et était déjà cernée par les didascalies de Maeterlinck. Cela me permettait de mettre en scène les marionnettistes, de leur attribuer un rôle dramaturgique et non pas un rôle technique comme on peut le voir dans d’autres spectacles de marionnettes. 

 

Retrouvez l'intégralité de l'entretien sur notre site, en suivant ce lien.